Dé-réalité – Des réalités

Du 8 au 22 avril

Artistes exposé·e·s : Blanche Taddei, Hugo Miel, Elina Kastler, Annaëlle Oestreich, Laura Elias Soler, Hugo Pétigny, Kairui Yao. Alexis Bens, Johanna Level, Li Hao, Nina Vase, Julie Everaert, Hsiao-Mei Hsu, Hong Qu, Yanping Lu, Amélia Belhadj, Shuxian Liang, Alexandre, Kieber, Camille Bernard.

Programme de recherche conduit par l’Esä avec :

Cyril Crignon, Marie Lelouche, Nathalie Stefanov, Silvain Vanot et Stéphane Cabée.

En partenariat avec Polytech’Lille :

Christophe Chaillou et le Fabricarium, Fabien Jonckheere, Rodolphe Astori.

Remerciements à l’École Centrale de Lille, Atelier Aimer : Emmanuel Duflos, Directeur de Centrale Lille et Didier Burgnies, responsable du pôle Atelier Aimer

Alexis Bens, GALEA, installation vidéo, tube en acier, casque Oculus, 250 x 250 cm, 2021

Everaert Julie, Panellus stipticus, installation interactive impression 3D, carte électronique, capteurs interactifs, ampoule, socle, structure en fer et tissus occultant, 200 cm x 200 cm, 2021

Prist se tourne cette année vers cette réalité de plus en plus plurielle et diffractée où nous installent les technologies du numérique, avec le développement des réalités virtuelles, mixtes et augmentées, et la multiplication des écrans et autres interfaces de téléprésence. La nouveauté que marque PRIST par rapport aux années précédentes consiste à inscrire ce questionnement sur les nouvelles technologies dans une perspective archéologique et transculturelle, en montrant en quoi ces technologies investissent une problématique vieille comme le paléolithique supérieur : comment coordonner les imaginaires de sorte à ce que s’imbrique, dans l’espace factuel, un espace postulé où l’on puisse se projeter voire s’immerger collectivement ? Bref : quelle stratégie mettre en œuvre pour brouiller les frontières séparant l’image de la réalité?  À dessein de brosser cette archéologie des mondes virtuels, il nous incombe alors d’examiner à nouveaux frais le concept de l’imagination en la considérant dans ses rapports à la technique ; et nous recourons pour ce faire aux ressources de la philosophie, de l’anthropologie, de l’histoire des arts et des neurosciences de la cognition.

Elias Soler Laura, Humyce, installation interactive, papier, compost, plastique, boîte en plexiglass, mycelium, pleurotus ostreatus, l’eau, terre, 90 x 90 x 64 cm

Vase Nina, Of flesh and pixels, harnais, casque VR

Annaëlle Oestreich, Anemo, Installation, ventilateurs, 2021

Pétigny Hugo, IR (Interactions Relativistes) partie.1 , installation, 2021

Hugo Miel et Blanche Taddei, Infra-structure, couvertures de survie, casque de réalité virtuelle, 300 cm × 300 cm, 2021

Comme les années précédentes, nous solliciterons à la fois des artistes et des théoriciens pour discuter de ces points, nous procéderons à la visite de laboratoires (SCALab et IRCICA en neuroscience et en technologies immersives), nous poursuivrons notre partenariat avec Polytech’Lille pour engager les étudiants à co-produire leurs travaux avec les étudiants ingénieurs. Nous élaborerons une exposition des travaux des étudiants et un catalogue portant sur cette passionnante thématique et réunissant les différentes contributions au programme.