Enfance(s)

Enfance(s)

Une exposition organisée à la Galerie Commune par Ariane Carmignac et Marguerite Demoëte assistées de Soizic Parent, en partenariat avec le Centre d’Étude des Arts Contemporains de l’Université de Lille et avec le CRP/, Centre régional de la photographie Hauts-de-France.

Du 8 au 18 mars

Horaires d’ouverture : 10h-18h. Organisation d’une journée d’étude à la Galerie Commune le 16 mars, en présence des artistes. Clôture de la journée et vernissage ouvert au public à 17h.

Maral BOLOURI, de la série « Un-mothering (Sauvageries maternelles) », 2020
Maral BOLOURI, de la série « Un-mothering (Sauvageries maternelles) », 2020

Comment proposer de nouvelles visions de l’enfance par le prisme de l’archive photographique ? L’intervention sur des images d’archives des artistes Maral Bolouri et Graziano Arici participe tout à la fois d’une réinvention de l’enfance et d’une expérimentation menée au sein de l’archive. Chez Maral Bolouri, dans sa série « Un-mothering », il s’agit de défaire une enfance fantasmée, rappelée et re-vécue au présent par le truchement d’images anonymes et de formules incantatoires adressées à une mère absente. Ses images recouvertes d’écritures, de couleurs, d’enluminures, percées et traversées de fil rouge mettent en scène une enfance enfermée dans l’emprise du lien maternel. Comment peut-on défaire le corps de cette sauvagerie, dans lequel il serait inévitablement pris ? Seule l’opération de déprise par les images permettra à l’artiste de reprendre une voix, de prendre voix par et dans les images. Seule la coupure d’avec le corps de la mère, par les images photographiques, ouvre au langage.
Le cheminement, à rebours dans l’archive, de Graziano Arici dans la série « Als das Kind Kind war », s’assortit d’une réflexion sur sa propre biographie. Le passage en revue d’une production photographique passée favorise l’apparition d’un sujet qui, de constitué, institué, devient peu à peu constituant. Le mouvement de reprise d’images est ici solidaire d’une remontée vers les commencements, d’une réinvention d’un récit jusque-là fixé par des séries d’images conventionnelles. L’œuvre en cours de réalisation, dans la révision des temps et de leurs interprétations précédemment proposées, prend pour sujet les incertitudes et les failles découvertes par l’archivage même.

Graziano ARICI, de la série « Als das Kind Kind war », 2009

Journée d’étude IMAGE(S), ENFANCE(S), ARCHIVE(S) le 16 mars de 9h30 à 12h et de 14h à 17h à la Galerie Commune, en présence des artistes