Fixations, saccades et autres trajectoires désordonnées


22 avril / 4 mai

Commissaires : Nathalie Delbard, Julien Prévieux et Nathalie Stefanov

Participants : Amanda Ariawan, Wilfried Dsainbayonne, Valentin Duchenne, Louise Jottreau, Alix Levavasseur, Fanny Pentel, Lina Qi, Alizée Ségard, Hadrien Téqui.

Remerciements à Laurent Sparrow, maître de conférences en Psychologie à l’Université Lille 3 et membre du laboratoire ScaLab, spécialiste de la vision, sans qui rien n’aurait pu être possible.

L’exposition Fixations, saccades et autres trajectoires désordonnées est l’aboutissement d’un important travail de recherche, qui s’est déroulé en partie au sein de l’Imaginarium de Tourcoing avec la collaboration de Laurent Sparrow, ainsi que dans le cadre d’un séminaire mené avec Dork Zabunyan en 2015, au cours duquel les étudiants ont conduit des analyses d’œuvres combinant théorie de l’art et résultats oculométriques, et ont également engagé un projet en partenariat avec le Centre Régional de la Photographie de Douchy-les-Mines. Une sélection du fonds de l’artothèque du CRP a ainsi été réalisée, et grâce à Anaïs Perrin, a pu être accrochée par les étudiants sur place, ce qui a permis d’enregistrer des déplacements oculaires en situation d’exposition.
Les photographies ont donc été soumises une première fois au dispositif de l’eye-tracking devant écran à l’Imaginarium, puis explorées dans les locaux du CRP grâce à des lunettes portatives enregistrant les saccades et les fixations du regard des personnes présentes. À partir de l’ensemble de ces données oculométriques (cartes de saillance, heat map, scanpath…), plusieurs étudiants du Master Arts plastiques et de l’ESA ont travaillé sous la direction de Julien Prévieux, artiste associé au programme de recherche « Oculométrie et

perception des images : nouveaux enjeux esthétiques » (SCV–iCAVS), et avec l’aide de Nathalie Stefanov, ont imaginé cette exposition en miroir, faisant écho aux photographies du CRP ainsi qu’à quelques autres œuvres choisies par les étudiants.Les mesures récoltées ont constitué le matériau à partir duquel ont été conçues les pièces exposées dans la Galerie Commune, pièces qu’il s’agit d’envisager comme de libres traductions ou interprétations visuelles de ces cheminements du regard, nous invitant à reconsidérer nos propres mécanismes de vision face aux œuvres.